Dernière mise à jour : 09.09.2010
A Beuson (VS), Céline et Abel Lambiel ont construit un clapier hors norme pour leurs lapins.
La qualité des installations leur a permis de décrocher un diplôme d’excellence décerné par la fédération Petits animaux Suisse.
Rien n’est trop beau pour ses lapins et le clapier qu’il a construit n’est pas banal. A Beuson (VS), Abel Lambiel a bâti un clapier qui tient plus du chalet que du simple abri. Mesurant 6 mètres de large sur 8 de long, la construction peut accueillir entre 30 et 80 animaux selon la saison. Son volume est d’environ 150 mètres cubes. L’éleveur valaisan peut y stocker 140 bottes de foin et 50 de paille. Cette réalisation lui a permis d’obtenir la certification, un diplôme d’excellence décerné par la fédération Petits animaux Suisse qui récompense la qualité de ses installations et de son travail.
Des locaux spacieux
Abel Lambiel et son épouse Céline élèvent des lapins rex couleur castor, des béliers français couleur Madagascar et tacheté Madagascar. «Je garde des lapins depuis l’âge de 6 ans. J’ai commencé avec une espèce commune. Mais mon père m’a alors dit que je devais me débrouiller tout seul.» Leçon retenue. En menuisier habile de ses mains, le Valaisan a tout prévu pour assurer le confort de ses protégés. A l’intérieur des locaux à la propreté impeccable, les cages sont plus spacieuses et plus lumineuses que la norme. «Pour obtenir la certification, un balcon et une cache sont, par exemple, obligatoires dans chaque cage», indique-t-il. Pour faciliter son travail, Abel Lambiel a également aménagé quelques astuces. A l’exemple des portes des cages qui s’ouvrent contre en haut et coulissent à l’intérieur le long d’une glissière. «Ainsi, aucune porte ouverte ne gêne dans les couloirs. C’est bien pratique pour affourager les lapins ou nettoyer les installations.»
Sortie obligatoire
Pour obtenir la certification, les éleveurs doivent respecter les directives de la loi sur la protection des animaux à la lettre. Ils ont donc l’obligation de laisser sortir leurs protégés trois fois par semaine, durant une demi-heure, dans un enclos de 2 mètres carrés au minimum. A défaut, il est indispensable que les cages soient suffisamment grandes pour permettre aux lapins de bien s’ébattre. Chanceux, les bêtes d’Abel Lambiel disposent des deux possibilités. Très pointue, la certification porte aussi sur les cages de transport des animaux qui doivent être suffisamment grandes et lumineuses. Aujourd’hui, Abel Lambiel est l’un des rares éleveurs romands titulaire de ce diplôme d’excellence. Et ce ne sont pas ses lapins qui s’en plaindront, eux qui disposent d’un clapier hors norme, gai et sentant bon le bois frais et d’un propriétaire attentif à leur bien-être.
Article paru dans le Terre & Nature
Règlements et formulaires pour la Certification de lapins
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